Dépêches de l’Education
du Mardi 1 juillet 2008

Mouvement symbolique des correcteurs de philosophie de l’académie de Lille

Les professeurs de philosophie de l’académie de Lille réunis à Douai ont voté lundi lors d’une assemblée générale une action de rétention des notes du bac pour protester contre la dégradation des conditions de correction, différant symboliquement le retour des notes de quelques heures.

“Nous protestons contre la réduction des délais de correction de l’épreuve de philosophie du bac qui pénalise les élèves et avons voté une action de rétention des notes du bac de quelques heures”, ont déclaré les professeurs de philosophie de l’académie de Lille lors d’une conférence de presse.

Ils rendront leur “copie” à 14H00 mardi au lieu de 10H00. Ce retard n’aura pas de conséquences sur la publication des résultats, selon eux.

“Chaque correcteur a en charge environ 150 copies et parfois plus pour un délai qui se réduit d’année en année et qui n’excède pas neuf jours cette année, alors qu’il était de 18 jours il y a 10 ans”, ont-ils ajouté.

Les correcteurs ont exigé dans une motion, pour le bac 2009, que l’épreuve de philosophie soit anticipée d’une semaine, comme cela se pratiquait les années précédentes (le bac philo 2007 avait eu lieu le 11 juin contre le 16 en 2008).

Les professeurs de philosophie se sont également inquiété de l’avenir de leur discipline, menacée “d’optionnalisation” par le projet de réforme du lycée, en discussion. Ils ont rappelé “l’importance, pour tous les élèves, y compris ceux des filières technologiques, de recevoir un enseignement qui aide à la formation de l’esprit critique, indispensable à tout citoyen”.

D’autres collectifs similaires se sont formés dans les académies de Créteil, Paris, ou encore Versailles qui a voté vendredi contre une remise des copies différée.

Le coup d’envoi de l’édition 2008 du baccalauréat a été donné le 16 juin avec l’épreuve de philosophie, sur laquelle ont planché dans la matinée les 324.810 candidats de la filière générale, puis dans l’après-midi les 168.588 de la filière technologique.

Actions correcteurs philo II

L’action des profs de philo se généralise. Voici une motion de soutien votée par les profs de philo de l’académie de Nice. Cette motion mentionne les différentes académies concernées par un mouvement des profs de philo, au sujet des conditions de correction et/ou de l’avenir de la philo.
A Douai (académie de Lille) on fait une conférence de presse à 13 h 15 lundi 30, et on décide si on procède ou pas à la rétention de notes. Il devrait, suite aux efforts des collègues en ce sens, y avoir pas mal de médias présents.

Le vendredi 27 juin 2008, après leurs réunions d’harmonisation comme correcteurs des épreuves du baccalauréat général, les professeurs de philosophie de l’Académie de Nice, réunis en Assemblée Générale au lycée St-Exupéry de St-Raphaël, ont voté à l’unanimité la motion suivante :

“A l’instar des professeurs de philosophie des académies de Paris, Créteil, Versailles, Lyon, Lille, Rouen, Strasbourg, Amiens, Rennes, Montpellier, nous demandons que soit systématiquement accordé aux correcteurs un délai de correction suffisant pour assurer une correction rigoureuse des copies du baccalauréat. Ceci, dans l’intérêt des élèves qui ont droit à une évaluation de qualité de leur copie de baccalauréat sanctionnant le travail de toute une année.

Dans certaines académies, la restriction des délais de correction a atteint des records inadmissibles, certains professeurs se retrouvant avec quelques 170 copies à corriger en moins de 10 jours ! Ce qui compromet gravement l’égalité de traitement auquel chaque élève a droit pour l’évaluation de son travail dans le
cadre d’un examen national comme le baccalauréat !

Les professeurs de philosophie de l’Académie de Nice se déclarent ainsi solidaires de tous leurs collègues et notamment de ceux des académies de Paris, Créteil, Versailles, Lyon, Lille, Rouen, Strasbourg, Amiens, Rennes, Montpellier qui ont engagé des actions pour protester contre cette situation proprement intolérable !

C’est pourquoi nous dénonçons le recul de l’épreuve de philosophie et demandons le retour à une épreuve de philosophie anticipée d’au moins une semaine.

Nous décidons de communiquer cette lettre au Recteur de l’Académie de Nice, ainsi qu’au Ministre de l’Education Nationale.

Fait à Saint-Raphaël, le vendredi 27 juin 2008.”

Rectificatif

Lecture critique des statistiques sur l’éducation : http://www.liberation.fr/actualite/societe/335238.FR.php
Le ministre de l’Education fait parler les statistiques pour conforter ses réformes. «Libération» a confronté ses calculs aux chiffres réels.
VÉRONIQUE SOULÉ
QUOTIDIEN : vendredi 27 juin 2008
Agrégé de lettres classiques, Xavier Darcos sait aussi manier les chiffres. Pour justifier ses réformes, le ministre de l’Education nationale use et abuse des statistiques pour démontrer que le système français marche mal, qu’il est l’un des plus coûteux au monde et que les résultats des élèves sont malgré tout médiocres, souvent en queue de peloton.

«Pour convaincre du bien-fondé des réformes dans l’éducation, les politiques ont de plus en plus recours aux comparaisons internationales afin de mobiliser l’opinion, souligne Nathalie Mons, spécialiste des systèmes éducatifs dans le monde (1). On retient plus facilement les chiffres que de grands discours.» La chercheuse met toutefois en garde contre les abus : «Un discours déclinologue peut avoir des conséquences négatives à moyen terme. Il risque de décrédibiliser l’institution scolaire aux yeux des parents. Il peut aussi porter atteinte à l’image de l’école française et se ressentir sur notre réseau d’établissements et sur l’expertise française à l’étranger.»

D’autant qu’à y regarder de plus près, les affirmations chiffrées du ministre sont parfois vraies, souvent incomplètes, voire biaisées, quand elles ne sont pas carrément fausses. Libération les a passées au crible.

(1) Les Politiques éducatives, la France fait-elle les bons choix ? Editions PUF, 2007, 202 pp., 19 euros.

• «Nous avons un des meilleurs taux d’encadrement au monde : 1 professeur pour 11 élèves»
C’est l’un des arguments massue de Xavier Darcos pour justifier les 11 200 réductions de postes prévues à la rentrée 2008, essentiellement dans le secondaire : jusqu’ici, l’Education nationale avait un train de vie dispendieux, désormais il va falloir compter. Pour enfoncer le clou, le ministre ajoute d’autres chiffres, généralement sur l’augmentation constante du nombre d’enseignants ces dernières années malgré la baisse des effectifs des élèves.

En réalité personne, ou presque, n’a jamais vu de classe à 11 élèves. Et pour cause. Le ministre utilise le taux d’encadrement, qui est le nombre total d’enseignants divisé par celui des élèves. Sont donc inclus les professeurs qui ne sont pas en permanence devant des classes - parce qu’ils sont détachés dans l’administration, qu’ils effectuent des remplacements, enseignent des options rares, sont en maladie, etc. Le chiffre significatif, qui exprime la réalité des classes, est en fait celui de la taille, c’est-à-dire le nombre d’élèves moyen par «division». La France est l’un des pays les plus mal classés : 28 élèves par classe en lycée général, 19 en lycée pro. Selon l’enquête Eurydice de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) portant sur les élèves de 15 ans, avec des classes de maths en moyenne à 26,6, elle est même la lanterne rouge. En Finlande, le chiffre est de 18,2.

• «Un lycéen français coûte 22 % de plus que la moyenne des pays européens»
C’est un autre argument choc, qui vise à souligner le gâchis d’un système très cher et peu efficace puisque les élèves français ne sont pas meilleurs que les autres. Pour appuyer son propos, le ministre rappelle que le budget de l’éducation a doublé ces vingt dernières années - sans préciser qu’il y a eu en même temps l’arrivée massive d’élèves dans le système - ou qu’à lui seul, il pèse plus de la moitié des dépenses de l’Etat.

Le tableau est incomplet. Si l’on regarde les comparaisons internationales, le coût d’un lycéen français est en effet supérieur à la moyenne - notamment en raison de la mauvaise gestion des personnels et de la déperdition qui s’ensuit. En revanche, celui d’un collégien est dans la moyenne et celui d’un élève du primaire carrément en dessous. Sans parler des étudiants, à la traîne.Contrairement à ce que l’on peut croire, la France n’investit pas si massivement dans l’éducation. Si l’on observe les dépenses de l’Etat dans ce domaine rapportées au PIB (la richesse du pays), elle se situe dans la bonne moyenne, sans plus. Pour le lycée, le chiffre est de 1,5 % contre 1,4 % pour la moyenne des 19 pays de l’Union européenne pris en compte dans l’enquête de l’OCDE.

• «Un lycéen français a jusqu’à 35 heures de cours par semaine»
Le ministre l’a beaucoup répété ces derniers temps pour justifier la nécessité de réformer le lycée et de réduire les heures de cours. Il s’agit d’accréditer l’idée qu’en pleine révision générale des politiques publiques (RGPP), la priorité n’est nullement de faire des économies, mais bien d’améliorer le système. Les lycéens ont trop de cours magistraux et s’éparpillent dans les options, estime le ministre. Trop passifs, ils doivent apprendre à travailler en groupe, à faire des recherches.

On trouve quelques lycéens qui ont jusqu’à trente-cinq heures hebdomadaires : des terminales S ayant pris deux options, c’est-à-dire le maximum. Si on compte leurs heures d’atelier, les «pros» sont aussi très chargés. Mais la plupart des lycéens ont moins de trente heures, entre vingt et vingt-cinq dans la filière littéraire L, où il y a en revanche beaucoup de travail à la maison. Dans les comparaisons internationales, les lycéens français sont d’ailleurs loin d’être les plus chargés. Seuls les élèves du primaire sont nettement au-dessus de la moyenne. Ils ne le seront bientôt plus, avec la réforme des programmes qui entre application à la rentrée 2008 - en supprimant l’école le samedi matin, le ministre a retiré deux heures d’enseignement hebdomadaires qui vont être transformées en soutien pour les élèves en difficulté.

• «Pourtant, trois ans plus tard, la moitié des lycéens n’a aucun diplôme du supérieur»
Pour être frappante, l’assertion est très approximative. On ne sait pas si le ministre parle seulement des bacheliers, s’il vise l’échec à l’université, etc. Cette statistique vient en appui des chiffres précédents : non seulement le lycée est très coûteux, mais il prépare mal au supérieur, preuve - s’il en fallait encore - de son inefficacité.
Pourtant, une fois n’est pas coutume, tous les experts s’accordent : la France s’en sort ici mieux que les autres. Si l’on prend les derniers chiffres de l’OCDE (2004), 21 % des étudiants qui démarrent une formation de niveau universitaire sortent du système sans aucun diplôme. Au total, 79 % en décrochent donc un - 64 % obtiennent un diplôme au moins équivalent à la licence, 15 % se réorientent vers une formation courte technique (comme les IUT ou les STS) où ils réussissent. Seuls le Japon et la Belgique flamande ont un «taux de survie» dans le supérieur plus important. La spécificité française est plutôt le fort échec des bacheliers technologiques - sans parler des bacs professionnels - à l’université : seuls 18 % obtiennent un diplôme au moins équivalent à la licence et 64 % sortent du supérieur sans rien.
• «Chaque année 15 % des enfants sortent du primaire en grande difficulté, plus 25 % avec des acquis fragiles»
Xavier Darcos a martelé ces chiffres tout l’automne. Il voulait démontrer l’urgence de s’attaquer au primaire, alors que jusqu’ici les critiques et les réformes se concentraient sur le collège, traditionnellement présenté comme le maillon faible du système. Il a même touché à l’un des grands mythes de l’école française : l’excellence de la maternelle que le monde entier nous envie.
Ces chiffres ne sont pas contestés. Ils sont tirés d’une étude du HCE (Haut comité à l’éducation) qui a fait grand bruit en août. Les syndicats enseignants le reconnaissent eux-mêmes : une partie non négligeable des élèves arrive au collège avec de graves lacunes et des bases à revoir. Pour y remédier, Darcos a mis en place l’an dernier l’accompagnement éducatif dans les collèges d’éducation prioritaire. A la rentrée 2008, il sera généralisé aux écoles primaires également en ZEP. Mais le dispositif est très critiqué : ses détracteurs estiment qu’il risque de rater sa cible - les élèves les plus en difficulté, qui ne resteront pas le soir après l’école - et que le soutien doit rester dans le cadre du temps scolaire.
• «Dans les évaluations du primaire, la Finlande est première en tout, nous sommes dans les six derniers en Europe»
Si certains avaient encore des illusions, le ministre les a anéanties. Xavier Darcos poursuit ici un double objectif : montrer que l’on vit sur un rêve - en étant convaincus d’avoir l’une des meilleures écoles au monde - et qu’il faut tout revoir, à commencer par les programmes. Derrière sont visés les «pédagogues» qui ont concocté les programmes de 2001, jugés trop verbeux et trop compliqués et qu’il avait pourtant lui-même avalisés en tant que ministre délégué à l’Enseignement scolaire.
Là encore, on peut faire dire aux chiffres ce que l’on veut. Le ministre se réfère à la dernière enquête PIRLS (Progress in International Reading Literacy Study), menée dans 45 pays, qui évalue les compétences en lecture des enfants de 10 ans (en CM1). La France est effectivement parmi les mauvais élèves, mais les conclusions sont plus nuancées qu’il n’y paraît. Dans les réponses aux QCM, les élèves français réussissent mieux que la moyenne. En revanche, ils sont faibles lorsqu’il s’agit de rédiger des réponses.Le ministre pourrait aussi citer d’autres enquêtes - comme Pisa, sur les 15 ans - tout aussi respectables. On y apprend que les jeunes Français se défendent en mathématiques par exemple : ils sont au-dessus de la moyenne pour utiliser des faits scientifiques, en dessous pour expliquer des phénomènes de manière scientifique. L’enseignement français se caractérise aussi par de grands écarts entre le groupe des meilleurs et celui des plus faibles. Autant de statistiques qui tempèrent l’image passablement déprimante renvoyée par le ministre.

Les profs de philo de Lille esssaient d’organiser une action collective pour protester à la fois contre les conditions de correction du bac, les menaces sur la matière (risque d’optionnalisation) liées à la réforme des lycées, et la question de la mobilité. Une des idées envisagées est celle d’une rétention des notes. Une conférence de presse est prévue à Douai (lieu des réunions d’harmonisation) lundi 30 juin à 13 h 15. Les réunions d’harmonisation du 30 doivent être transformées en AG.

Ceux qui sont intéressés par cette action peuvent écrire à philolille@yahoogroupes.fr <mailto:philolille@yahoogroupes.fr>

Voici un premier texte qui a été écrit par un collègue pour expliquer
l’action.

“la 1ère harmonisation des épreuves écrites a donné lieu dans l’Académie de Lille a une distribution de deux tracts complémentaires, élaborés par des groupes informels de professeurs (pour l’essentiel militants de base du SNES et de SUD), puis à une intervention en séance plénière.
Une motion, jointe, a été souscrite par 76 personnes et servira de base à une conférence de presse donnée devant le lycée où se tiendra la seconde harmonisation. Y sera dénoncée l’alourdissement continue des conditions de correction, en tant que cet alourdissement a pour effet,
voire pour but, de rendre ingérable le baccalauréat et l’épreuve de philosophie, qui sont la cible d’une campagne médiatique permanente de la part des milieux gouvernementaux. Pour dénoncer cet alourdissement les correcteurs sont invités à apporter leurs paquets de copies pour dresser un “rempart” pour le bac. Mais le but principal de la conférence de presse sera de dénoncer la mise à mort programmée de l’enseignement philosophique, pris en tenaille entre la RGPP (destruction du statut de la fonction publique en tant qu’il garantit la sécurité de l’emploi aux fonctionnaires recrutés sur concours, mobilité forcée d’une discipline à l’autre, voire d’un métier à l’autre sous peine de licenciement) et la
réforme des lycées: Darcos doit annoncer celle-ci le 10 juillet à l’issue des oraux de bac (…!) mais il n’est pas besoin d’être grand clerc pour savoir que les principes déjà annoncés seront repris, notamment la fin des séries, le “lycée à la carte” et donc, l’optionnalisation de fait de la philosophie. Pris entre ces deux
exigences les philosophes seront en grave danger et dans certaines académies, on les invite déjà à se reconvertir. Il ne s’agit pas seulement de défendre l’emploi des profs de philo mais de préserver, contre l’invasion du marché éducatif travesti en “liberté de choix”, cette maudite “exception française” (sic) corrélative de la séparation institutionnelle de l’Etat et des Eglises, qui permet aux élèves de terminale de bénéficier d’une initiation philosophique à la philosophie (et non de cours de religion ou d’un enseignement d’histoire des idées).

Au-delà de la conférence de presse, il est envisagé de transformer laseconde harmonisation en AG de discussion et, si les collègues endécident, de lutte. Il pourra éventuellement y être décidé d’unerétention des notes du baccalauréat et d’autres actions à la rentrée,dans le cadre de la discipline et bien sûr, en lien avec l’ensemble desenseignants et des parents d’élèves.

Une liste de diffusion internet est constituée pour permettre la discussion permanente entre professeurs de philosophie et pouréventuellement, organiser des initiatives, y compris estivales”.

Actions correcteurs du bac

1) Ci dessous, la motion votée par les correcteurs du bac philo de l’académie de Créteil ce matin, avec un appel à la grève le jour de la remise des notes le lundi 30 juin. Merci de faire tourner largement auprés des organisations syndicales et des correcteurs avec qui vous êtes en contact.


” Les correcteurs de philosophie rassemblés au lycée Jean Jaurès de Montreuil en réunion d’entente des épreuves écrites de philosophie du baccalauréat protestent contre la réduction inadmissible du temps de correction des copies, préjudiciable à la qualité de la correction à laquelle ont droit les candidats, notamment pour les séries technologiques où le nombre de copies par correcteur atteint fréquemment les 170.


Nous dénonçons la politique dite de “reconquête du mois de juin”, ses conséquences catastrophiques sur la qualités des corrections, et, plus généralement, la dégradation de nos conditions de travail dont participe la suppression de postes massive prévue dés la rentrée prochaine. Celle-ci ne manquera pas d’alourdir, pendant l’année, le nombre de classes par enseignant, et donc le nombre de copies par correcteur, quelles que soient les disciplines.


Nous exigeons donc, pour le bac 2009, que l’épreuve de philosophie soit anticipée d’une semaine, comme cela se pratiquait auparavant. Si tel n’était pas le cas, nous ne garantissons rien concernant la correction des copies en 2009.


En tout état de cause, nous appelons tous les correcteurs du baccalauréat à se mettre en grève le 30 juin, jour de la remise des notes, afin de pouvoir consacrer aux candidats le temps de correction auquel ils ont droit. Nous les invitons à remettre leurs copies dans les centres d’examen le lendemain avant 17H00. Des préavis de grève pour le 30 seront déposés en ce sens. ”

2) Concernant cette fois l’académie de Versailles:
(je transmets le résumé d’un collègue)

“Une lettre/pétition adressée au directeur du Siec —protestant contre le réduction du temps de correction et engageant à ne remettre les

copies que le 1er juillet (17h) au lieu du 30 juin (14h)— a circulé et a été signée (assez bien) ce matin lors de la réunion d’entente des profs de philo, correcteurs sur l’académie de Versailles. Dans le même mouvement une liste de contacts mail a été bien remplie. C’est un premier pas.

Une assemblée générale est prévue pour la réunion d’harmonisation du 27 juin au Lycée La Bruyère (Versailles). C’est à ce moment là que des propositions d’actions pourront être mises en débat. Une première idée circule : remettre collectivement les copies directement au Siec (ou au ministère) en présence par exemple la presse.

Les conditions de correction du bac sont très difficiles cette année. Ce sera pire l’année prochaine, avec 15000 postes en moins et un mois de juin “reconquis” !

En attendant il serait bon de voir les possibilités que nous avons de nous organiser, non seulement en philosophie sur les 3 académies,mais plus largement sur toutes les disciplines. PL”

C’est bon pour le moral

AFP

20.06 - Services publics: l’Education, priorité n°1 des Français (sondage)

Les Français placent l’Education en tête des domaines d’action sur lesquels l’Etat doit concentrer prioritairement ses efforts, devant la Santé et l’Emploi, qui était jusqu’alors leur préoccupation majeure, révèle vendredi un baromètre BVA/Institut Paul Delouvrier.Le sondage, réalisé pour Le Monde et France Inter, souligne également que les usagers des services publics ont en moyenne une opinion des services publics plus positive (72%) que l’ensemble des Français (49%).
Quelque 43% des Français estiment que l’Education doit être le domaine prioritaire d’intervention de l’Etat, soit un chiffre identique à juin 2007. La santé publique arrive en deuxième position, avec 35% des voix (+1 pt), devant l’Emploi, qui chute à la troisième position (34%, -21 pts), alors qu’il était jusque là en tête du palmarès des préoccupations des Français, depuis une vingtaine d’années. “Cette baisse très spectaculaire des sentiments prioritaires sur l’emploi est corrélée à une progression concomitante des jugements positifs de l’action de l’Etat en ce domaine”, juge l’étude. Même si elle est toujours majoritairement négative, l’opinion des Français sur l’action de l’Etat en matière d’emploi passe en effet de 25% d’opinion favorable à 40%. A l’inverse, l’opinion des Français en général sur l’action de l’Etat en matière de santé publique a baissé de 7 points par rapport à juin 2007, même si elle reste encore majoritairement bonne (59% d’avis favorable).
De même, les Français ne sont que 47% à juger positivement l’action de l’Etat en matière d’Education (-1 pt).
La police et la gendarmerie continuent de jouir d’une majorité de bonnes opinions malgré une baisse de 5 points (67%), tout comme la sécurité sociale (55%, -6 pts).
L’environnement enregistre une forte hausse d’opinion favorable sur un an (50%, +8 pts). L’opinion sur la justice reste stable (45%, + 1pt), mais elle se dégrade pour la fiscalité (46%, -3 pts) et le logement (35%, -3 pts).
Du côté des usagers, l’opinion est en moyenne favorable pour l’ensemble des services (72%, -1 pt), mais sur le service public de l’emploi, 51% des sondés seulement se disent satisfaits (-3 pts), ce qui représentent la note la plus basse des usagers sur un service public.
Sondage réalisé sur un échantillon de 1.005 Français de 15 ans et plus et d’une série d’échantillons d’usagers (au total 4.864) questionnés par téléphone du 19 au 7 juin.

La rentrée ça se prépare à l’avance

doc à diffuser dans vos bahuts avant les vacances
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Date : Wed, 18 Jun 2008 15:03:43 +010

Face au démantèlement systématique du service public de l’ éducation
nationale, aprés les 11200 suppressions de postes (et les 20000 suppressions
l’an prochain) , la réforme du 1ier degré, celle des BAC PRO, la réforme des
lycées (pour 2009) dont l’objectif essentiel est la diminution des heures de
cours qui conduit à la détérioration de la formation de nos lycéens, les
sections syndicales SNES,SNEP,SUD-EDUCATION, UNSA vont déposer un préavis de
grève pour le jour de la rentrée, jour de démarrage des cours .
Nous demandons à nos organisations syndicales respectives de faire un
appel à la grève pour ce jour là.
Nous appelons les autres établissements scolaires de l’académie de Nice à
déposer un préavis de grève pour le même jour

Une réunion inter-établissement sera organisée le jour de la prérentrée,
soit le 1ier septembre à 18 heures à la bourse du travail

signataires: les sections locales du Dumont D’Urville de Toulon (Var)
SNES,SNEP,SUD_EDUCATION, UNSA

28 juin - opération “L’école est finie”

28 juin - opération “L’école est finie”

Messagepar JLB sur Mer Juin 18, 2008 6:18 pm

Rappel du blog :

http://lecole.est.finie.over-blog.com/

18.06 - Après la “Nuit des écoles”, opération “l’Ecole est finie” le 28 juin

Le collectif à l’origine de “la Nuit des écoles”, organise une nouvelle “occupation pacifique” des écoles le samedi matin 28 juin, une action baptisée “l’Ecole est finie” pour “débattre de l’avenir de l’Ecole” et “informer sur les dangers des mesures Darcos”. “Le 28 juin, 1.001 écoles un peu partout en France, ouvriront leurs portes pour ce dernier samedi de classe, afin de débattre de l’avenir de l’école”, écrit le collectif sur son blog (http://lecole.est.finie.over-blog.com/).

Des parents d’élèves et des enseignants ont organisé dans la nuit de vendredi à samedi dernier, à l’initiative de ce collectif, une “Nuit des écoles” dans quelque 650 établissements, manifestant ainsi leur inquiétude à l’égard des mesures du gouvernement pour le primaire. “Nous souhaitons continuer à développer un vrai réseau citoyen à travers toute la France (…) Aussi, nous vous proposons une nouvelle action afin de débattre des réformes en cours dans l’Education nationale, en occupant pacifiquement les écoles pour ce dernier samedi de classe”, ajoute le collectif. Il s’agira d’une matinée pour “continuer d’informer sur les dangers (et vices cachés!) des mesures Darcos”, “pour débattre ensemble de l’avenir de l’école” ou encore “pour partager un moment culturel agréable (pièce de théâtre, petit concert acoustique, lecture offerte par un écrivain…)”. Les organisateurs de la nuit des écoles critiquent notamment les nouveaux programmes du primaire à la rentrée, la réorganisation de la semaine scolaire avec la suppression du samedi matin et les suppressions de postes.

A l’attention des correcteurs du bac

Message diffusé sur plusieurs listes de diffusion nationales pour les profs de la liste qui corrigent le bac !


Voici une action qu’on entend lancer dans l’Académie de Nice.

…………………………..

En vue de rebondir de manière encore plus musclée à la rentrée prochaine (et d’être par exemple vraiment des centaines la prochaine fois à bloquer le Rectorat, entre autres), il faut donner à notre AG la plus grande audience possible, et essayer de réunir le maximum de profs dans la bataille.

Or, lors des réunions d’entente et d’harmonisation des correcteurs du bac, la plupart des profs de lycée de l’Académie sont réunis. C’est un des rares moments où il est possible de communiquer avec un maximum de collègues dans sa discipline.

Pourquoi ne pas saisir cette occasion pour :

1) Informer rapidement les collègues de la situation (rapport Pochard, réforme des lycées et donc dans chaque discipline augmentation du nombre de classes par prof et dénaturation de la matière enseignée, suppressions de postes, heures supplémentaires, etc)

2) Informer sur la nécessité d’agir dès la rentrée, de manière massive et coordonnée (académique, départementale, par bassins, dans chaque établissement)

3) Présenter notre AG inter-établissement et exposer son rôle dans l’action

4) Et surtout demander à chaque collègue de laisser un contact (nom, prénom, ville et établissement, mail, portable), de manière à ce que la liste de diffusion de l’AG inter-établissements élargisse son audience, et surtout de manière à ce que nous disposions de contacts dans tous les établissements en lutte et/ou avec tous les collègues mobilisés de ces établissements.

Il suffit de demander à l’inspecteur pédagogique de faire une prise de parole après son discours inaugural. L’idéal est de le contacter auparavant par mail ou portable si vous le connaissez bien, ou alors d’arriver en avance à la réunion pour lui en toucher deux mots avant qu’il ne prononce son discours.

Et s’il ne vous donne pas la parole, il faudra la prendre quand même, en insistant auprès des collègues sur l’urgence de la situation. Bien sûr, si vous pouvez prévenir avant quelques collègues, il vous sera plus facile dans ce deuxième cas de figure d’imposer votre prise de parole.

Pour l’instant, les collègues des disciplines suivantes mèneront ce travail d’information :

- Philosophie

- Economie

Pour les autres disciplines, envoyez un message en signalant la matière enseignée pour qu’on sache qui participera à cette action d’information.

A propos d’une signature

S1 du lycée JB Dumas (Alès): ADRESSE A LA DIRECTION DU SNES

Alors que les objectifs de la « réforme » des lycées sont parfaitement clairs :

- suppression massive d’heures de cours (en particulier de nombreuses options), afin de permettre de poursuivre la fermeture des postes ;
- liquidation de la qualification des professeurs sous couvert d’augmentation d’un an de la formation à l’université – ce qui signifie chemin faisant la liquidation des IUFM et la du CAPES et de l’agrégation pour 2010,
- pulvérisation du baccalauréat et de ses différentes filières. Le baccalauréat à la carte sur la base d’un parcours individuel ; ce ne peut plus être le baccalauréat, premier diplôme universitaire, et donc attestant d’un niveau atteint par tous les lauréats
- accroissement de l’autonomie des établissements :
- remettant ainsi en cause les programmes nationaux
- liquidant les statuts des personnels
vous signez avec le gouvernement un texte intitulé : « Points de
convergence sur les objectifs et les principes directeurs de la réforme du
lycée »
préalable à la concertation elle-même.

Nous soussignés rejetons la « réforme » du lycée, et ses objectifs, exigeons
le maintien du CAPES et de l’agrégation, la défense des nos statuts, le
maintien du bac comme premier grade universitaire

Nous estimons que la signature d’un texte de « convergence » avec le
gouvernement est le meilleur moyen de l’aider à faire passer sa réforme.
C’est pourquoi, nous nous adressons à vous afin que vous repreniez les
revendications des enseignants, conformément au mandat qui vous a été confié

En conséquence : nous vous demandons de retirer la signature du SNES du
texte de « convergence »

Le bac en deux ans et des économies plein les poches

Un rapport du Sénat sur le baccalauréat, rendu public jeudi, prône un étalement des épreuves sur deux ans, un tronc commun en 1ère et terminale, et une garantie de formation ultérieure pour les bacheliers qui souhaiteraient travailler sitôt leur diplôme obtenu et les non-bacheliers.
Tournant le dos à la remise en cause du bac, ce rapport du groupe de travail “A quoi sert le baccalauréat?”, présidé par le sénateur UMP Jacques Legendre (Nord), évoque d’emblée un “diplôme irremplaçable”, “encore organisé selon les principes de l’équité républicaine”.
Il faut donc “garantir sa valeur” mais en “élargir l’accès”, car en France la proportion de bacheliers dans une génération, qui a atteint un palier de 64%, est inférieure à la moyenne européenne.
Au rang des propositions, les sénateurs plaident d’abord pour
un étalement des épreuves sur deux ans: acquisition des connaissances générales en première, capacités de réflexion, d’argumentation et travail personnel en terminale.
Et ce dans plusieurs buts: dissocier clairement les deux missions assignées au bac (fin de scolarité secondaire; préparation à l’enseignement supérieur), permettre aux élèves ayant échoué aux épreuves organisées en première de les repasser en terminale, faciliter et rendre plus personnalisée l’orientation en début de terminale en pouvant se fonder sur les notes obtenues en première.
Généralement, “l’orientation” doit devenir “une grande cause nationale”.
Ensuite, pour réduire autant que possible la “forte hiérarchisation” des trois filières actuelles du bac général (L, S et ES), le rapport prône la création d’un tronc commun, duquel les lycéens se différencieraient en choisissant trois options de spécialisation dans les domaines littéraire, scientifique ou économique.
Ce tronc commun pourrait s’appliquer aussi aux autres bacs, technologique et professionnel.”


On peut encore aller plus loin dans la casse des filières : les parents proposent à la place d’une organisation par classes et par niveaux les MODULES.  C”est la PEEP qui fait est à la pointe visiblement. Les propositions sont téléchargeables ici.

Et pour apprendre que les futures réformes ne profiteront finalement qu’aux meilleurs élèves il y a cet article du Figaro.  Extraits des conclusions :

Un lycée préfigure la réforme Darcos

“Et les élèves sont enthousiastes. «J’étais totalement démotivé avant de venir ici, explique Hugo qui passe son bac ES lundi. On nous fait confiance, c’est une autre manière de travailler.» Zoé, en seconde, qui a choisi de suivre les ateliers photo et théâtre, renchérit : «C’est génial ! Ici, on se sent bien, on fait plein de choses différentes, on apprend à mener des projets autres que scolaires, c’est important aussi.» Mais ces plages de liberté sont parfois bien tentantes. «Les après-midi où j’ai mis “maison” sur mon emploi du temps, je vais souvent au café avec les copains», admet Louise. Si le système offre une grande liberté à ces ados, il prévoit toutefois des garde-fous : à l’issue du premier conseil de classe, ceux qui obtiennent des résultats moyens sont consignés en étude plusieurs après-midi par semaine, tandis que l’assiduité au cours et aux ateliers est soigneusement contrôlée.
Et les résultats ? Force est de constater que le Mirail affiche un modeste 76 % de réussite au bac… «Ce n’est pas dû au système très particulier mais plutôt au fait que je donne sa chance à chacun», explique Gérard Coucharrière. «Ici, on n’a pas la culture du résultat et l’établissement a sauvé des élèves qui sont arrivés en grande difficulté, parfois avec des phobies scolaires», se félicite une enseignante. Avec des limites. «Ce système ne convient pas à tous, prévient Corinne Curcuru, professeur de français. Certains passent à travers les mailles du filet et s’en sortent très bien sans en faire beaucoup.»
Quant aux parents, si certains jouent le jeu à fond, d’autres peuvent être peu pointilleux avec ces ados au parcours scolaire très particulier.”

5,5%

Fonction publique d’Etat: 5,5% de grévistes sur l’ensemble de la journée

La grève dans la Fonction publique a été suivie par 5,5% des agents de l’Etat, contre 24,8% lors de la dernière journée d’action des fonctionnaires le 15 mai, a indiqué le ministère de la Fonction publique mardi en fin de journée.Au total, pour les trois fonctions publiques (Etat, territoriale et hospitalière), 3,5% des agents ont fait grève dont 1% dans les collectivités territoriales et 2,2% dans les hôpitaux, selon les estimations du ministère à 17H30, contre 15,3% à la même heure le 15 mai.

Le taux de grévistes en fin de journée était de 4,5% dans l’Education nationale, 1,1% au ministère de l’Ecologie, 4,4% au ministère de l’Economie, 34,9% au ministère du Budget, dont 36,4% à la Direction générale des finances publiques et 26,1% aux Douanes.

On signe

Réforme du lycée: signature mercredi du texte pour démarrer les discussions

Le texte listant 16 “points de convergence” proposé par le ministre de l’Education Xavier Darcos comme préalable aux discussions sur la future réforme du lycée sera signé mercredi par plusieurs organisations syndicales, a-t-on appris auprès du ministère et de syndicats.

Pour les syndicats enseignants, le Snes-FSU, majoritaire dans les collèges et lycées, et le Sgen-CFDT avaient déjà annoncé qu’ils acceptaient de débuter des négociations sur la base ce texte, légèrement amendé.

Le Snalc-CSEN et SE-Unsa ont aussi assuré lundi à l’AFP qu’ils signeraient le document, le premier s’étonnant toutefois de la méthode choisie car selon lui “la vocation de toute organisation syndicale responsable est de participer aux négociations”.

Du côté des chefs d’établissement, le SNPDEN-Unsa, majoritaire, a également annoncé lundi dans un communiqué son intention de signer.

La réforme du lycée doit instaurer une nouvelle classe de seconde à la rentrée 2009, une nouvelle première en 2010 et une nouvelle terminale en 2011.

Le lycée rénové donnera une plus grande autonomie aux élèves, permettra des parcours plus souples et personnalisés, proposera des cours magistraux d’un côté et des temps de travail personnel (recherche, soutien) accompagné de l’autre. Il renforcera l’orientation en vue de faire baisser l’échec à l’université et proposera des méthodes préparant mieux aux études supérieures.

La réforme prévoit aussi une plus grande autonomie des établissements.

A ce sujet, le Snes-FSU s’est félicité lundi en conférence de presse d’avoir fait préciser dans le texte que les “horaires d’enseignement” seront “définis nationalement”.

En visite privée chez Sarko

Malaise des enseignants: M. Aschieri (FSU) reçu par le président Sarkozy

PARIS, 9 juin 2008 (AFP) Gérard Aschieri, le secrétaire général de la FSU, a été reçu mercredi par le président Nicolas Sarkozy, à la demande de celui-ci, pour évoquer la situation dans l’Education nationale et le “malaise” des enseignants, a-t-il déclaré lundi à l’AFP confirmant une information du Figaro.

La rencontre a duré une quarantaine de minutes et répondait à la volonté du chef de l’Etat d’effectuer un “tour d’horizon comme il le fait avec d’autres responsables syndicaux”, a précisé M. Aschieri.

La rencontre ne figurait “pas à l’agenda”, mais elle n’avait “rien de secret”, a-t-il dit, soulignant qu’il en avait “rendu compte au conseil fédéral de la FSU”.

“Le président voulait nous entendre pour connaître l’état d’esprit des enseignants et les analyses de la FSU”, a-t-il ajouté, y voyant un “signe” à l’égard d’une organisation majoritaire dans l’Education nationale.

Pour le reste, la discussion n’a amené “rien de nouveau” en termes de réponse au “malaise de l’école et des enseignants”, a affirmé M. Aschieri, qui dit avoir évoqué notamment les questions “des suppressions de postes, des salaires, du service minimum d’accueil, des retraites, du devenir de la formation professionnelle et des IUFM” (Instituts universitaires de formation des maîtres).

Nicolas Sarkozy lui a dit sa volonté de “réduire le malaise enseignant mais il n’a pas apporté de réponse nouvelle” aux demandes de la profession, en particulier sur la question des suppressions de postes où il a repris l’invocation “classique” de la nécessité de “réduire les déficits” publics, selon le leader de la FSU.

“Pour le reste, tout aussi classique, il a souligné que les arbitrages gouvernementaux n’étaient pas rendus”, a dit encore M. Aschieri.

La FSU est partie prenante, avec la CGT et Solidaires, d’un appel à la grève et à manifester dans la Fonction publique, mardi, contre les réductions d’effectifs et le projet de loi sur la mobilité dans la Fonction publique qui doit être examiné par les députés d’ici le 30 juin.

La nuit des écoles

Le mouvement dans le primaire reste très fort, avec peu de relais médiatique semble-t-il…

Intéressante initiative de la “nuit des écoles”, cf. http://nuit.des.ecoles.over-blog.com/

11.06 - Un collectif organise une “nuit des écoles” vendredi contre les mesures Darcos en primaire

Des parents d’élèves, des enseignants, des élus se préparent à dormir dans les locaux des écoles dans la nuit de vendredi à samedi, lors d’une “nuit des écoles” destinée à alerter l’opinion sur les “dangers” des mesures prises par le gouvernement en matière d’éducation. “La nuit des écoles, 1.000 écoles partout en France servent de dortoir vendredi 13 juin pour éviter un réveil douloureux à la rentrée prochaine”: c’est ce que propose un collectif de parents d’élèves de Loire-Atlantique, dans un blog créé la semaine dernière pour cette initiative (http//nuit.des.ecoles.over-blog.com). 80 écoles étaient inscrites lundi sur ce blog, dont 24 en Loire-Atlantique, 18 à Paris et 17 en Maine-et-Loire. Les initiateurs du projet se fixent pour objectif d’avoir 1.000 écoles impliquées vendredi. Le principe: “amener sa bonne humeur, duvets, oreillers, pyjamas et doudous”, “débattre”, “informer” et “s’endormir en rêvant à une rentrée prochaine où les programmes seraient construits avec les professionnels de l’éducation, le rythme scolaire adapté aux enfants, les élèves en difficultés seraient aidés par du personnel spécialisé sur le temps scolaire”, peut-on lire sur le blog. Il s’agit d’une “soirée pour informer sur les dangers (et vices cachés!) des mesures Darcos”, écrit le collectif qui cite les “nouveaux programmes” du primaire pour la rentrée, la “réorganisation de la semaine scolaire” avec notamment la suppression du samedi matin, les “suppressions de postes”…

Dans un communiqué, le SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire “appelle les enseignants à s’y associer”, apportant “son soutien à +la nuit des écoles+”. Dans un autre communiqué lundi, la FCPE appelle les parents d’élèves à “occuper les écoles” toute la nuit du 13 au 14.